Laurence Parisot et la durée du travail

Publié le par Rébus

C'est décidément la semaine des retours fracassants et, pour tout dire, souvent peu glorieux.

Hier, car en fait, ça s'est passé hier, Laurence  Parisot , jalouse de la communication faite autour de l'absence de l'Astre de  Neuilly et, vexée de voir que personne n'avait remarqué son mutisme récent, a  frappé très fort.

Il fallait au moins ça pour se mettre au niveau de bruit médiatique déclenché par les fanfaronnades sarkoziennes ou la mise en examen de notre ex président mangeur de pommes.

Sans oublier les mouvements étudiants et les diverses grèves s'amalgamant en ce moment. Grèves qui vont jusqu' à inclure des avocats s'enchainant devant les tribunaux. Encore une preuve pour Rachida Dati et son Pygmalion que l'appareil judiciaire français est truffé d'anarcho-trottskistes.

Mais, je m'égare là... Qu'a donc déclaré la Mère Thérèsa des stocks  options, la diva des golden parachutes ? Pas grand chose, enfin rien qu'elle n'ait laissé entendre auparavant.

Elle  s'est contentée de nous ressortir une vieille lune médéfienne censée régler tous les problêmes, croissance, chômage, pouvoir d'achat. Cette potion magique est d'une simplicité extrême, en finir avec la durée légale du travail.

Selon Sainte Laurence du Patronnat, cela réglera le pouvoir d'achat. Passons sur le fait qu'une hausse des salaires ferait tout aussi bien l'affaire et que prétendre faire travailler à  hauteur de petits n'enfants indonésiens ou chinois ne soit pas un gage de progrès. Passons sur le fait que le pays compte environ 7 millions de chômeurs et précaires, qui, eux, avant de travailler plus longtemps, aimeraient déja travailler tout court, non, passons outre. Ecoutons Laurence et rétablissons le servage.

Le retour au féodalisme va tout régler, c'est bien connu. Au passage, elle égratigne quand même l'électorat populaire ayant voté pour le mètre, attiré qu'il était par la promesse d'heures supplémentaires rémunérées.

Plus de durée légale du travail donc plus d'heures sup ni de rémunération supplémentaire pour ces heures, juste une augmentation mathématique. Travailler beaucoup plus pour ne pas réellement gagner plus.

C'était prévisible depuis longtemps mais franchement, Laurence, c'est le moment, tu crois, d'abattre ton jeu et d'embêter Nicolas, qui rame bien assez avec les mouvements sociaux ?

Non, ce n'est pas le moment, ça pourrait faire augmenter la grogne. Heureusement, ce retour a été plus discret que tu ne le voulais et, les médias, fort gentiment, n'ont que très peu relayé ta déclaration de guerre aux salariés. Heureusement, car le Phénix de l'Elysée n'a pas besoin de ça en ce moment.

Me demande s'il n'aurait pas utilisé, en off, un de ses épithètes habituels pour  qualifier ce comportement pyromane de ta part  ?

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Rébus 04/12/2007 22:51

Le problême, scully, c'est que c'est sur le feu à l'heure actuelle. Le code du travail est petit à petit vidé de sa substance et tout ça dans "un silence assoudissant".
Noie le tout avec des astuces de juristes, et on aura de jolies surprises mais ce sera un peu tard.
Vais chercher un peu dans tout ce mic mac

scully 26/11/2007 23:34

En même temps, le jour où le contrat de travail et la durée légale seront réellement sur le feu, ça risque d\\\'être chaud; c\\\'est pour ça que les attaques, et il y en a, se font en douce, sans bruit. Faut se réveiller, sinon, il sera trop tard

SEGIO 26/11/2007 00:02

laurence Parisot est elle une femme ? Comme Thatcher, elle pense plus en termes d'argent qu'autre chose;
Elle n'a eu aucun scrupule lors de la faillite de l'entreprise familiale qui a ruinée le bled ou la boite était implentée.

JDac 24/11/2007 23:20

La Révolution française a débuté par les femmes du peuple qui n'avaient plus de quoi nourrir leurs enfants .
Une femme ne peut pas supporter une telle situation .

deleted 24/11/2007 23:09

La peine de mort, oui, ça dérangerait pas le nabot, une bonne campagne de presse suite à un faits divers bien dégueu et ce serait bon