Une des qualités reconnues de Sarkozy et ce, par tout l'échiquier politique, c'est son côté bête des médias, jamais en retard d'un scoop ou d'une information glissée obligeamment à des journalistes
ravis.
Ces scoops varient en qualité ou en intéret, mais tous vous font revenir le sarkoshow en pleine lumière, c'est le seul but de tout ça. Tenir en haleine l'opinion et la presse, toujours une
actu, une info, fabriquer de l'Unité de Bruit Médiatique, selon la nouvelle expression.
L'important, ce n'est plus les idées ou leur réalisation/non réalisation, juste l'évènement.
Un jour, on vous lance du Sarkozy et Carla Bruni, le lendemain , Bigard et BenoitXVI font la causette avec l'omniprésident au Vatican et, boum, nouveau déplacement de Zébulon, infatigable, le voilà
en Afghanistan. Pour quoi faire, on ne sait pas, un intéret quelconque, aucune importance. Du bruit, toujours du bruit, le silence, c'est la mort, ma tête tous les jours en devanture, jusqu'à
la nausée.
Créons l'évènement, même si l'on doit l'inventer. Et justement, les spins doctors de Sarkozy viennent de se faire pincer en plein travestissement des faits. On l'imagine ces petits mensonges entre
amis se font exclusivement au bénéfice du Mètre.
Quels sont les faits ? Trois fois rien, si ce n'est un élément fondateur de la "mythologie" sarkozienne, celle qui lui a permis envers et contre tous faits et chiffres de se poser en John Wayne
hexagonal, justicier pourfendeur de l'insécurité.
On se rappelle sa sortie sur la police qui n'était pas là pour jouer au rugby avec des jeunes mais pour faire son travail. Une phrase qui sonnait le glas de la police de proximité chère à
Chevènement, enfonçait un clou de plus dans le cercueil de la gauche, forcément angélique et faisait grimper le Ministre de l'Intérieur dans les sondages, construisant peu à peu cette popularité
qui lui permettrait de squatter l'Élysée.
Le Commissaire, victime, en direct devant les caméras, se prenait un exocet dont on ne se remet pas. Aujourd'hui à la retraite, Jean Pierre Havrin sort de son devoir de réserve et nous
apprend que tout était prévu à l'avance. Le match était organisé par le staff de com de Sarko. le coup médiatique était prévu dès le départ. Et, c'est toute une politique de prévention qui
est tombée dans ce traquenard. Politique dont il fallait se débarasser par idéologie, opportunisme et démagogie.
Ne serait ce pas là les trois mots qui définissent le mieux la politique des décomplexés ? (pour les sources, voir Rue89 et Backchich)