Ouah, exceptionnel, le retour de la Gauche dans l'actu se déroule sous nos yeux...
Rocard yoyote sa défiance envers Royal dès qu'il croise un journaliste, Besancenot fait le pitre chez Drucker (méfie toi Olivier, tu vas vieillir d'un seul coup), Royal n'aime décidément pas
Raffarin, ni Paris Match quand celui ci publie des photos attestant du catholicisme de la candidate.
Bon, tout ça, c'est quand même anecdotique, des haines recuites qui se vomissent quand elles peuvent (Rocard, Jospin), du voisinage délicat dans le cas de Raffarin et une sensation bizarre
devant les révolutionnaires médiatiques. Et la politique dans tout ça ? Hein, l'est où la politique ? Et toc, le bretteur du PS, Arnaud Montebourg surgit, toujours prompt à venir ferrailler.
Dommage qu'il ait été écarté de la campagne présidentielle pour un jeu de mots faciles ; on ne va pas à la bataille sans snipers, mais inutile de refaire l'histoire.
Alors, oui, Montebourg est devenu un cumulard de la politique, après l'avoir si longtemps dénoncé. Ben oui, faut survivre, hein, Arnaud, dans ce monde brutes. Et lui aussi vise des
responsabilités supplémentaires au PS, c'est pourquoi il tire à la fois sur Dealnoé et Royal, les mieux placés à l'heure actuelle. C'est le jeu politique, ça peut être salissant même quand on aime
la grandiloquence comme c'est le cas du néo président de conseil général.
Revenant sur les attaques contre la presse que multiplient les sarkozy boys à l'heure actuelle, Montebourg nous apprend que le PS, enfin, toute la Gauche, toute l'opposition si l'on y inclue
le Moudem est en voie de disparition. Disparition médiatique en tout cas, l'UMP ayant vue son hégémonie télévisuelle augmenter de 256 % sur TF1 et 196 % sur France 2 (chiffres CSA).
Bon, on veut bien croire, ce n'est pas nouveau, que les médias sont forts bien disposés vis à vis des Sarko/Fillon et que l'opposition a du mal à se faire entendre mais, peut être
faudrait-il aussi qu'ils dassenrt les querelles de personnes et de chapelles et formulent quelques propositions, dégager des pistes pour des programmes futurs.
Si il y a des idées, aussi peu relayées soient elles dans le PAF, elles feront leur chemin, par les militants par exemple et finiront par s'exprimer. L'omniprésence UMP est réelle mais ne
peut à elle seule dédouaner ses adversaires de leur manque, apparent seulement peut être, d'idées.