La présentation du texte de loi sur le RSA par Martin Hirsch en conseil des ministres est une réforme en trompe-l'il avec un fort strabisme à gauche.
L'idée qui voudrait que l'Etat paye pour inciter à reprendre un travail est séduisante à condition que l'argent de l'assistanat (RMI/PPE/API) soit transféré à coût équivalent ; or il n'en est rien, puisque l'on rajoute une couche supplémentaire au mille-feuille déjà indigeste des allocations de toutes sortes.
L'enfer étant toujours pavé de bonnes intentions, le pire c'est le mode de financement trouvé qui voudrait faire croire que ce sont les riches, (le capital !), qui vont financer cette réforme.
En fait c'est la France qui se lève ou qui s'est levée tôt, c'est la France qui travaille ou qui a travaillé dur, c'est-à-dire les actifs et les retraités avec leur épargne, fruit de leur travail qui vont payer, réduisant ainsi leur pouvoir d'achat.
Le RSA c'est comme les 35h, une idée géniale qu'aucun autre pays au monde ne cherchera à copier ! "
Du grand art, tous les poncifs possibles et imaginables se retrouvent là dedans, Luca se fait même le porte parole des "petites gens", de quoi rire, non ?
Le porte parole en fait d'une certaine idée de la France, moisie comme disait Sollers, en tout cas nauséabonde et plutôt suintante du côté du bas de laine.
Une autre news devrait permettre à Luca de se mettre en lumière, c'est l'acceptation par l'état français, enfin plutôt Bercy en l'occurence, d'un mariage homosexuel. Je crois me souvenir que Lionel des Alpes Maritimes a déjà, par le passé, exprimé ce qu'il pensait notamment sur le PACS.
Pauvre Sarkozy, il tente de se racheter une image, et voilà les boulets qui entonnent des tyrolliennes pour le tirer sur sa droite.
Bof, on a les députés qu'on mérite, non ?