Au départ, ils étaient 4, puis Bertrand se prit les pieds dans un texte mal relu où il expliquait qu'il était libéral, maladroit quand on veut prendre la place du premier Secrétaire de la
Gauche Molle. même si le fonds de pensée est commun, soc dem, toujours prêt à se rallier à la main invisible du marché, plutôt que de la prendre dans la gueule, il ne faut pas trop le dire.
Bertrand était le chouchou des médias qui le voyaient déjà chef. Sarkozy en son château en était assez content, il se voyait déjà corriger l'insolent en 2012.
Les médias se rappelèrent alors que 3 autres prétendants étaient là, quand bien même l'une d'eux était au frigidaire d'après ses dires.
On pu donc voir le jeune Hamon prononcer un discours profondément de gauche, un ancrage réel du PS à ses racines, une volonté de rupture avec la jospinie déliquescente, celle qui permet
d'avoir des Pascal Lamy à l'OMC et des Strauus Kahn au FMI tout en se prétendant de gauche. (Il se trouva par la suite de saccointances avec Delanoé, mystères de la pensée politque)
On ressortit Martine Aubry des dorures lilloises. Une ville de Lille qu'elle na gardé que grâce au Modem mais chut, pas de médisances.
Aubry, c'est les 35 h, l'apocalypse pour la droite. Une apocalypse qui a quand même permis de faire avaler le gel des salaires pendant des années ainsi que l'annualisation (plus des
compensations financières aux entreprises, jamais restituées après la casse des dits accords). Aubry et son sale carctère, aussi connu effectivement, Aubry femme de pouvoir, de tête et d'influence,
avec de réelles convictions de gauche.
Last but not least, Ségo...Marie Ségolène Royal, immortalisée par sa sortie sur la bravitude, cruchisée devant l'éternel pour une bonne part de l'intelligentsia mais dont malgré tout, la
motion arrive en tête ! Réchauffée par tout ça, celle qui terrassa en son fief le dragon somnolent Raffarin sortit du frigidaire.
Et là, les querelles recommencèrent.
Le Tout sauf Sarko à la mode en 2007 devint le Tout sauf Ségo. En mêm temps, le PS c'est un peu beaucoup "sauve qui peut".
Alors qui choisir dans cet attelage ? Perso, j'irai bien reprendre des nouilles mais quelques fois il faut se décider.
J'ai parcouru quelques blogs pour voir, de gauche, mais d'opinions divergentes,
Dédalus,
Jon, totalement opposés dans leurs choix, d'autres tels que
Stef ou
NicolasJ. qui
s'interrogent également se trouvant un peu dans la position ou je suis, dubitatif
En résumé, à la base, je soutenais la candidature d'Hamon et je trouve toujours des trucs intéressants dans sa motion, mais je ne crois pas à une viabilité de sa candidature (pas en tant que
Premier Secrétaire) mais en tant que présidentiable. Puis merde, des années que nous, vilains gauchistes raillons la taille de Sarkozy. Hamon n'est pas très grand, je crois. Méfiez vous du retour
de bâton s'il accède à l'escabeau suprême;
Aubry, femme de conviction au point d'en être tranchante parfois, mais pour moi, barrée pour l'opinion la plus populaire qui n'a vécue les 35 h que comme une perte de pouvoir d'achat et
l'accumulation de nouvelles contraintes (annualisation, décompte des pauses) donc, non, je ne crois pas en Aubry.
Royal, la perdante de la présidentielle 2007, mais aussi celle dont même Mélenchon, adversaire politique déclaré au point d'être parti fonder son joujou perso, reconnait la pugnacité et ,
pourquoi pas, la possibilité de virer le TGH de l'Élysée (ne soyons pas trop optimistes quand même). Alors oui, si je suis loin d'approuver certaine de ses idées ou sa stratégie, j'ai de la
sympathie pour Royal, moins pour les boulets à la Valls qu'elle traine.
Le problême des alliances, avec le Modem, ou le NPA, arrêtez d'être naîfs, il y en aura, officiellement, officieusement, ça s'est toujours fait. Chirac a aidé Mitterrand à battre Giscard en
81, la rose avait encore des épines en traversant le Panthéon et personne n'a trop vigoureusement protesté.
Le problême, c'est l'alliance,ou pas, avec le Modem. Hum, y a des modemistes plus à gauche que des PSistes à la Strauss Kahn, alors les étiquettes.
Quand au constat fait par Royal de la droitisation de la France, je le partage. Un pays qui envoie Le Pen au 2ème tour en 2002 et installe Sarko à l'Élysée en 2007 est bien un pays qui a
glissé, dérapé totalement à droite. Un pays qui trouve normal les sempiternelles complaintes sur les assistés, les fainéants, les immigrés, brefs tous les "autres", est un pays qui s'est droitisé.
Ces gens ne se réveilleront pas de gauche du jour au lendemain.
Si j'étais idéaliste, je dirais allez
NPA en force, je suis plus cynique et Royal m'apparait comme le moins pire des choix. Aux
autres composantes de la gauche de lui faire comprendre qu'elle ne peut jouer seule dans son coin et de lui faire gauchir son programme.
Le dualisme entre Hamon et Royal chez moi n'est pas nouveau, en relisant
ce billet, je m'aperçois que j'avais baptisée
Motion C, la motion de Royal (alors que c'est celle de Hamon, bonjour Docteur Freud).
A l'arrivée, tout ce qui compte, c'est de virer Sarko et sa clique. le programme, les programmes, les courants, on peut les définir avec les mois qui viennent mais il faut arrêter le jeu de
massacre. Alors, n'importe qui,mais , une fois les jeux de pouvoir,passé, va peut être falloir s'activer...et suivre, quitte à grincer des dents si c en'est pas le candidat que nous aurions choisi
chacun de notre côté. Ou alors, on va à la pêche aux prochaines élections ou on se spécialise dans le blog sur le tricot (parait que ça marche bien, ça, l'avais lu chez
IrèneDelse, il y a quelques temps
Aucune envie de réentendre Matthieu et Macias, moi.