L'évêque et la mini-jupe, le proc et les pinces à seins

Publié le par Rébus


 Vu le titre, je pense que je vais recevoir des reqûetes bizarroîdes et des visiteurs qui se demanderont ce qu'ils sont venus foutre ici.

 En consultant Cozop, je suis tombé sur cet articler signé l'Hérétique qui attirait notre attention sur un évêque, en l'occurence celui de saint Domingue. Ah, mea culpa, le dit Monsignore Lopez est archeveque, c'est donc encore l'étage du dessus.

 Pourtant, vu sa hauteur de vue, ce type, (le monsignore) est plutôt bas de plafond. Cet individu, qui porte des robes, rappelons le pour exercer son travail (c'est normal ça peut être pour un homme, hum ?), nous éclaire sur la relation existant entre la mini-jupe, le décolleté trop profond (c'est à dire) et le viol.

 Pour monsignore Lopez, toute femme ainsi parée est une Salomé en puissance, dès lors, ne pas s'étonner de la pulsion bestiale s'empartant du mâle affolé (pourchassé pourquoi pas ?) et convenir que, oui, ben, viol, viol, euh, c'est un peu de la provocation, non ? Lopez devrait arrêter de fantasmer sur ses paroissiennes, je crois, il est en pleine projection là.

 Bon, l'église catholique est rétrograde en matière de moeurs, ce n'est pas nouveau et Panzer Benoit le prouvait encore aujourd'hui en réhabilitant les amis de monseigneur Lefebvre, le papet intégriste.

 Après toit, on peut dire que ça ne concerne que les catholiques et mieux, une infime partie d'entre eux.  Par contre, quand un Procureur de la République se met à déblatérer sur ce qui acceptable ou non en matière de sexualité, là, ça devient grave.

 Il s'en trouve un -Éric Séguin, procureur de Cahors de son état- qui établit un lien, sans aucune source ou étude pour appuyer sa thèse, évidemment, qui décèle un lien enttre le SM et les femmes battues.

 Élémentaire mon cher Watson, sauf que dans le cadre du SM, il me semble que l'on parle de violences consenties (donc plus réellement de violence mais plutôt de jeux en fait) et d' adultes consentants. Le lien avec les violences conjugales relève plus  des conceptions du dit monsieur Seguin que d'autres choses.

 Le contexte des déclarations du bonhomme ? Une affaire de photos, où le modèle photographiée arborerait des pinces à seins. La vue de ces pinces et de cette poitrine dénudée aurait vivement troublé de sensibles postiers qui ont porté plainte contre le photographe à l'origine de l'envoi.

 Il est étonnant que cette plainte soit recevable et étonnant également qu'elle perturbe à ce point un procureur.

 Monsieur Séguin a les pratiques sexuelles qui lui conviennent mais, dès lors qu'il ne s'agit pas de comportements pénalisables, il n'a pas d'avis à donner en la matière.

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pas perdus 25/01/2009 11:04

Mince, je m'attendais à un diaporama sexy !

Kino Frontera 24/01/2009 13:37

Avec un tel procureur, les adeptes de la liberté sexuelle vont devenir chèvres .... Je sais, elle est très mauvaise, mais je ne trouve ni ce procureur, ni cet écclésiastique très bons, eux-mêmes. Mais bon, l'exemple vient d'en haut avec un certain M. S ,en charge de la commercialisation des montres et des journaux de ses amis, qui l'ouvre sans arrêt sur des sujets où il ferait mieux de la fermer ...

Merachlor 24/01/2009 00:22

A se demander de quel droit ce proc l'ouvre ... Ah j'oubliais, c'est le parquet qui juge de tout bientôt, même de ce que nous devons penser ou aimer.

Etiam Rides 23/01/2009 13:20

Quand l'ordre social se délite, il ne reste que l'ordre moral.

Olive 23/01/2009 11:32

Heureusement qu'il a vu que les seins finallement, car peut être plus bas c'était pareil aussi !!!Mdr