Sarko et les pirates : Olivennes m'a tuer
Grande nouvelle pour les internautes de France. L'Astre de Neuilly valide les propositions de la commission Olivennes.
Euh, commission Olivennes, késako ? Résumons, le Monsieur Olivennes dont il est question est le boss de la Fnac. Quel est le business de la Fnac ? Vendre des cd, des dvd et quelques autres trucs, parmi lesquels du matériel permettant/incitant (mais discrètement) au piratage.
Un des plus gros problêmes de la France à l'heure actuelle, si on en juge par l'empressement à légiférer que cela entraîne est le piratage sur internet. Alors, comme souvent dans notre beau pays, on crée une commission, pour réfléchir à cette menace pour la démocratie et le porte monnaie de Pascal Nègre que sont tous ces maudits piratins.
Et, en toute indépendance, on confie la présidence de cette commission à une personne dont l'activité principale est de vendre de la musique. On subodore un peu un conflit d'intéret, non ? Juge et partie, comment croire à l'indépendance et l'équité de cette commission ?
Pas grave, ça se passe comme ça au pays de Sarkozy.
Bon, la commission fait son travail , de déjeuners en déjeuners puis en diners, analyses à chauds de gens tous d'accords entre eux, bon, ok, coco, on est d'accord, c'est parti pour la répression...
Donc, pas de réflexion sur les nouveaux supports, la qualité générale de l'offre musicale ou cinématographique, la pauvreté et le prix élevé de l'offre légale en ligne, non, le seul truc c'est la répression.
Les ventes baissent, les majors ont loupé le tournant numérique mais leur inadaptation c'est à nous tous internautes de payer pour. Étrange raisonnement pour des ultra-libéraux. Pour faire pleurer dans les chaumières, on parle de rémunérer l'artiste, ruiné par Mininova et Emule. Oui, sauf que les artistes, même les gros ne perçoivent guère que 20 centimes d'euros par disques vendus, le reste , c'est la marge des majors.
Radiohead, en laissant le libre choix de la rémunération au téléchargeur a engrangé plus de bénéfices qu'ils ne l'avaient fait sur leurs précédents albums, d'autres comme Madonna se dirigent vers cette voie, et le P2P permet à des petits nouveaux d'émerger ce qui n'aurait pas été possible sans, le budget découverte et prise de risque chez les majors étant inexistant.
Radars sur le net, filtrage par les FAI, appel à la délation et justice laissée à des intérets privés, voilà les conclusions , prévisibles, de ce rapport. Comme toujours en Sarkozie, la loi se range du côté des plus riches. Et le paysage internet français va resembler quelque peu à son homologue chinois.
Que nous disent beaucoup de décomplexés, t'es pas content , va en Corée du Nord ? Ben, on s'en rapproche par certains points...
Pour plus de précisions sur ce rapport et ses conclusions, voir des sites tels que Ratiatum ou PCinpact, April et ligue Odebi
Euh, commission Olivennes, késako ? Résumons, le Monsieur Olivennes dont il est question est le boss de la Fnac. Quel est le business de la Fnac ? Vendre des cd, des dvd et quelques autres trucs, parmi lesquels du matériel permettant/incitant (mais discrètement) au piratage.
Un des plus gros problêmes de la France à l'heure actuelle, si on en juge par l'empressement à légiférer que cela entraîne est le piratage sur internet. Alors, comme souvent dans notre beau pays, on crée une commission, pour réfléchir à cette menace pour la démocratie et le porte monnaie de Pascal Nègre que sont tous ces maudits piratins.
Et, en toute indépendance, on confie la présidence de cette commission à une personne dont l'activité principale est de vendre de la musique. On subodore un peu un conflit d'intéret, non ? Juge et partie, comment croire à l'indépendance et l'équité de cette commission ?
Pas grave, ça se passe comme ça au pays de Sarkozy.
Bon, la commission fait son travail , de déjeuners en déjeuners puis en diners, analyses à chauds de gens tous d'accords entre eux, bon, ok, coco, on est d'accord, c'est parti pour la répression...
Donc, pas de réflexion sur les nouveaux supports, la qualité générale de l'offre musicale ou cinématographique, la pauvreté et le prix élevé de l'offre légale en ligne, non, le seul truc c'est la répression.
Les ventes baissent, les majors ont loupé le tournant numérique mais leur inadaptation c'est à nous tous internautes de payer pour. Étrange raisonnement pour des ultra-libéraux. Pour faire pleurer dans les chaumières, on parle de rémunérer l'artiste, ruiné par Mininova et Emule. Oui, sauf que les artistes, même les gros ne perçoivent guère que 20 centimes d'euros par disques vendus, le reste , c'est la marge des majors.
Radiohead, en laissant le libre choix de la rémunération au téléchargeur a engrangé plus de bénéfices qu'ils ne l'avaient fait sur leurs précédents albums, d'autres comme Madonna se dirigent vers cette voie, et le P2P permet à des petits nouveaux d'émerger ce qui n'aurait pas été possible sans, le budget découverte et prise de risque chez les majors étant inexistant.
Radars sur le net, filtrage par les FAI, appel à la délation et justice laissée à des intérets privés, voilà les conclusions , prévisibles, de ce rapport. Comme toujours en Sarkozie, la loi se range du côté des plus riches. Et le paysage internet français va resembler quelque peu à son homologue chinois.
Que nous disent beaucoup de décomplexés, t'es pas content , va en Corée du Nord ? Ben, on s'en rapproche par certains points...
Pour plus de précisions sur ce rapport et ses conclusions, voir des sites tels que Ratiatum ou PCinpact, April et ligue Odebi
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