Sarkozy, Kadhafi, Rama Yade et les autres
Impossible ou presque de ne pas évoquer la visite du colonel Kadhafi, mégalomane lybien, accusé de tous les maux il y a 20 ans et désormais personnage très coutisé par nos dirigeants.
Pas seulement eux, d'ailleurs, Kadhafi est revenu dans les petits papiers de l'administration Bush et se verrait bien un avenir, à son âge, de grand sage du monde musulman.
Cocasse pour quelqu'un qui a participé au financement de nombreux attentats dans les dernières décennies, avec camps d'entrainements spéciaux pour apprentis terroristes sur le sol lybien. Les bombes de Reagan, la chute de Saddam Hussein et la montée en puissance de nouvelles têtes dans le monde de l'intégrisme islamiste ont amené l'ancien guide à revoir sa stratégie et à se rapprocher de l'occident.
Kadhafi se rêve en Gandhi ou en Sadate (ce qui est ironique, s'il a réellement trempé dans son assasinat), tout au moins en nouveau Nasser. Après tout, Sarkozy cite bien Jaurès, les politiques du monde entier ne sont pas à une contorsion idéologique près.
La Lybie est très riche en pétrole donc la Lybie est notre amie, surtout si elle achète des centrales à Aréva (bientôt dans la poche de Bouygues ?) et ces fameux Rafale dont personne ne veut. À ce tarif là , il semble que notre cher Président oublie les anciennes rancoeurs contre celui qui était l'Oussama Ben Laden des années 70/80. Le nucléaire de l'Iran, qui n'existe pas, déclenchera peut être une guerre, que le warrior en chef américain s'appelle Bush ou ses possibles successeurs démocrates, Obama ou Hillary, mais on peut vendre sans risque des réacteurs au calife de Tripoli.
Et rien n'est trop beau pour fêter cette nouvelle amitié, la preuve avec cette tente bédouine géante dressée à Paris, ostentatoire, bling bling comme toujours. Je n'ose imaginer les réactions côté UMP si Royal, élue présidente, avait agi ainsi...
Tout content de sa réhabilitation, notre nouvel ami a sorti quelques déclarations provoc sur son soutien au terrorisme comme arme des faibles et s'en est pris au Conseil de Sécurité.
Pas grave, Sarkozy le sans peur, se découvre une âme de bienfaiteur et veut aider à la réhabilitation de Tripoli. La tolérance zéro, oui, mais seulement dans les banlieues, là, on parle en milliards d'euros, so what ?
Pour montrer que la France reste le pays des Droits de l'Homme et pas seulement celui des réacteurs nucléaires, Rama Yade y va de sa petite (et faiblarde) diatribe sur le fait que, hein, attention, on n'acceptera pas tout et Paris le fera savoir au Guide (qui doit en trembler...de rire).
Et l'homme au sac de riz dans tout ça ? Bernard Kouchner, opportunément , sera à Bruxelles, pendant cette visite. Courage, fuyons...
Courage, fuyons, tiens, ça me fait penser à ce bon Fillon qui, hier, faisait du tourisme en Argentine, rencontrant madame Kirchner pour parler de Bettancourt, Uribe et la Colombie, qui, il y encore peu devait être un triomphe de la diplomatie française. Sérieusement, Chavez s'est fait ballader et le dépressif de Matignon pense jouer un rôle ? À mourir de rire, mais, il faut bien qu'il s'occupe.
On voulait, paraît il, rompre avec la Françafrique, le soutien accordé à des dictateurs plus ubuesques les uns que les autres mais là encore, on se demande où est la rupture ?
Quand on a été formé par Pasqua et Chirac, cette façon de concevoir les rapports internationaux tombe sous le sens. L'image de la France, évidemment, n'en sort pas grandie. (grandir chez Sarkozy, euh...) Pour être honnête, Mitterrand et les socialistes n'agissaient guère différemment.
Mais, avec cette réception abracadabrantesque, c'est quand même un cap qui est franchi. Décomplexés, on vous dit...
Pas seulement eux, d'ailleurs, Kadhafi est revenu dans les petits papiers de l'administration Bush et se verrait bien un avenir, à son âge, de grand sage du monde musulman.
Cocasse pour quelqu'un qui a participé au financement de nombreux attentats dans les dernières décennies, avec camps d'entrainements spéciaux pour apprentis terroristes sur le sol lybien. Les bombes de Reagan, la chute de Saddam Hussein et la montée en puissance de nouvelles têtes dans le monde de l'intégrisme islamiste ont amené l'ancien guide à revoir sa stratégie et à se rapprocher de l'occident.
Kadhafi se rêve en Gandhi ou en Sadate (ce qui est ironique, s'il a réellement trempé dans son assasinat), tout au moins en nouveau Nasser. Après tout, Sarkozy cite bien Jaurès, les politiques du monde entier ne sont pas à une contorsion idéologique près.
La Lybie est très riche en pétrole donc la Lybie est notre amie, surtout si elle achète des centrales à Aréva (bientôt dans la poche de Bouygues ?) et ces fameux Rafale dont personne ne veut. À ce tarif là , il semble que notre cher Président oublie les anciennes rancoeurs contre celui qui était l'Oussama Ben Laden des années 70/80. Le nucléaire de l'Iran, qui n'existe pas, déclenchera peut être une guerre, que le warrior en chef américain s'appelle Bush ou ses possibles successeurs démocrates, Obama ou Hillary, mais on peut vendre sans risque des réacteurs au calife de Tripoli.
Et rien n'est trop beau pour fêter cette nouvelle amitié, la preuve avec cette tente bédouine géante dressée à Paris, ostentatoire, bling bling comme toujours. Je n'ose imaginer les réactions côté UMP si Royal, élue présidente, avait agi ainsi...
Tout content de sa réhabilitation, notre nouvel ami a sorti quelques déclarations provoc sur son soutien au terrorisme comme arme des faibles et s'en est pris au Conseil de Sécurité.
Pas grave, Sarkozy le sans peur, se découvre une âme de bienfaiteur et veut aider à la réhabilitation de Tripoli. La tolérance zéro, oui, mais seulement dans les banlieues, là, on parle en milliards d'euros, so what ?
Pour montrer que la France reste le pays des Droits de l'Homme et pas seulement celui des réacteurs nucléaires, Rama Yade y va de sa petite (et faiblarde) diatribe sur le fait que, hein, attention, on n'acceptera pas tout et Paris le fera savoir au Guide (qui doit en trembler...de rire).
Et l'homme au sac de riz dans tout ça ? Bernard Kouchner, opportunément , sera à Bruxelles, pendant cette visite. Courage, fuyons...
Courage, fuyons, tiens, ça me fait penser à ce bon Fillon qui, hier, faisait du tourisme en Argentine, rencontrant madame Kirchner pour parler de Bettancourt, Uribe et la Colombie, qui, il y encore peu devait être un triomphe de la diplomatie française. Sérieusement, Chavez s'est fait ballader et le dépressif de Matignon pense jouer un rôle ? À mourir de rire, mais, il faut bien qu'il s'occupe.
On voulait, paraît il, rompre avec la Françafrique, le soutien accordé à des dictateurs plus ubuesques les uns que les autres mais là encore, on se demande où est la rupture ?
Quand on a été formé par Pasqua et Chirac, cette façon de concevoir les rapports internationaux tombe sous le sens. L'image de la France, évidemment, n'en sort pas grandie. (grandir chez Sarkozy, euh...) Pour être honnête, Mitterrand et les socialistes n'agissaient guère différemment.
Mais, avec cette réception abracadabrantesque, c'est quand même un cap qui est franchi. Décomplexés, on vous dit...
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