Salauds de pauvres
Sarkozy offre à Carla Bruni la même bague qu'à Cécilia, fait de jolis photos avec Bono, voilà cela semble être l'essentiel de l'actualité sarkozienne ces temps ci. Ah, n'oublions pas les rumeurs de mariage avec respectivement Richard Attias pour Cécilia et Carla pour le petit Timonier, ou les bio plus ou moins consenties consacrées à celle qui fut une Première Dame de france version étoile filante.
Le tour du people est fini, le name dropping si nécessaire au référencement est fait, si l'on parlait un peu de politique. Ben oui, on l'oublierait presque mais avant d'être une couverture de Paris Match, le petit Nicolas est Président de la République. A ce titre, il dirige donc ce pays d'un main de fer sous un gant de velours orné d'une Rolex et il choisit ses angles d'attaque avec une maestria, et, quelquefois, une discrétion dont il devrait bien remercier la presse ,si gentille, qui laisse pantois.
Le problême, c'est que ces attaques vont toujours dans le même sens alors, en les relevant, on finit par avoir l'impression de radoter et pourtant...
Il y a quelques jours, le Génie des Carpettes ciblait les chômeurs, leur promettant de nouvelles sanctions ; salauds qui ne veulent pas travailler. Ce faisant, il suscitait l'approbation d'une bonne frange de la population et faisait beaucoup discuter au Café du Commerce, endroit ou,semble -t-il, s'élabore l'essentiel de sa politique. Le Medef, euh, non, le gouvernement passe maintenant, en toute logique, à la phase suivante de son plan de stigmatisation générale.
Sur qui taper après les chômeurs ? Mais bon sang, c'est bien sûr, les RMISTES ; engeance encore pire que la précédente. Engeance qui en plus se multiplie semble -t-il. Non pas qu'ils se reproduisent comme des lapins, comme la sagesse populaire le suggère. Non, mais on dirait bien que chaque baisse actuelle du chômage s'accompagne d'une poussée du RMI. Étonnant, non ?
Bref, voilà ces RMISTES privilégiés montrés du doigt à leur tour, et l'on parle de réévaluer les conditions d'attribution de cette si fastueuse allocation. 400 euros pour une personne seule, mais c'est Byzance.
Soyons juste, ce nouveau dispositif d'évaluation fait partie de la Loi de Financement 2007 de la Sécurité Sociale. Nico n'était pas encore président mais l'inspiration était déjà là et, on l'a bien relevé dans ses discours de campagne. Que propose ce nouveau texte ? Une évaluation du train de vie des allocataires. Enquête à l'appui, divers fonctionnaires pourront alors fouiner dans la vie privée de leurs concitoyens, désargentés mais forcément fraudeurs. Estimation donc du train de vie, examens divers, et décisions d'attribuer encore, ou pas, cette afriolante allocation. Bon, notons que le coût de ces enquêtes sera élevé et, surtout, que cela traduit bien la volonté systématique de ce gouvernement, si généreux avec le Medef et les rentiers, de taxer et stigmatiser les catégories les plus fragilisées de la population. SALAUDS DE PAUVRES.
Pendant ce temps, les assureurs privés se battent pour empêcher la mutualisation, qu'aurait annoncé le petit Nicolas, du risque d'impayé des loyers (notamment en abaissant le dispositif de cautionnement). Le marché est juteux, et nos gras amis ne veulent pas le perdre d'autant que, ils le disent eux-memes, le risque d'impayés n'est que de 2%.
C'est beau ce pays, sa solidarité, son contrat social qui fit sa réputation. Ah tiens, Laurence Parisot, la pasionaria du Medef guignerait des responsabilités à Bruxelles, prometteur, non ?
Allez, au suivant, tout le monde en prendra pour son grade avec nos amis décomplexés.
En rédigeant ça, j'écoutais La Facture d'Électricité de Miossec, à conseiller à nos décideurs, à titre éducatif.
Le tour du people est fini, le name dropping si nécessaire au référencement est fait, si l'on parlait un peu de politique. Ben oui, on l'oublierait presque mais avant d'être une couverture de Paris Match, le petit Nicolas est Président de la République. A ce titre, il dirige donc ce pays d'un main de fer sous un gant de velours orné d'une Rolex et il choisit ses angles d'attaque avec une maestria, et, quelquefois, une discrétion dont il devrait bien remercier la presse ,si gentille, qui laisse pantois.
Le problême, c'est que ces attaques vont toujours dans le même sens alors, en les relevant, on finit par avoir l'impression de radoter et pourtant...
Il y a quelques jours, le Génie des Carpettes ciblait les chômeurs, leur promettant de nouvelles sanctions ; salauds qui ne veulent pas travailler. Ce faisant, il suscitait l'approbation d'une bonne frange de la population et faisait beaucoup discuter au Café du Commerce, endroit ou,semble -t-il, s'élabore l'essentiel de sa politique. Le Medef, euh, non, le gouvernement passe maintenant, en toute logique, à la phase suivante de son plan de stigmatisation générale.
Sur qui taper après les chômeurs ? Mais bon sang, c'est bien sûr, les RMISTES ; engeance encore pire que la précédente. Engeance qui en plus se multiplie semble -t-il. Non pas qu'ils se reproduisent comme des lapins, comme la sagesse populaire le suggère. Non, mais on dirait bien que chaque baisse actuelle du chômage s'accompagne d'une poussée du RMI. Étonnant, non ?
Bref, voilà ces RMISTES privilégiés montrés du doigt à leur tour, et l'on parle de réévaluer les conditions d'attribution de cette si fastueuse allocation. 400 euros pour une personne seule, mais c'est Byzance.
Soyons juste, ce nouveau dispositif d'évaluation fait partie de la Loi de Financement 2007 de la Sécurité Sociale. Nico n'était pas encore président mais l'inspiration était déjà là et, on l'a bien relevé dans ses discours de campagne. Que propose ce nouveau texte ? Une évaluation du train de vie des allocataires. Enquête à l'appui, divers fonctionnaires pourront alors fouiner dans la vie privée de leurs concitoyens, désargentés mais forcément fraudeurs. Estimation donc du train de vie, examens divers, et décisions d'attribuer encore, ou pas, cette afriolante allocation. Bon, notons que le coût de ces enquêtes sera élevé et, surtout, que cela traduit bien la volonté systématique de ce gouvernement, si généreux avec le Medef et les rentiers, de taxer et stigmatiser les catégories les plus fragilisées de la population. SALAUDS DE PAUVRES.
Pendant ce temps, les assureurs privés se battent pour empêcher la mutualisation, qu'aurait annoncé le petit Nicolas, du risque d'impayé des loyers (notamment en abaissant le dispositif de cautionnement). Le marché est juteux, et nos gras amis ne veulent pas le perdre d'autant que, ils le disent eux-memes, le risque d'impayés n'est que de 2%.
C'est beau ce pays, sa solidarité, son contrat social qui fit sa réputation. Ah tiens, Laurence Parisot, la pasionaria du Medef guignerait des responsabilités à Bruxelles, prometteur, non ?
Allez, au suivant, tout le monde en prendra pour son grade avec nos amis décomplexés.
En rédigeant ça, j'écoutais La Facture d'Électricité de Miossec, à conseiller à nos décideurs, à titre éducatif.
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