C'est fait, le marché du travail est moderne (pour le Medef)
Encore un triomphe de la rupture, si, vous savez, ce truc dont Sarkozy parle quand il n'est pas en vacances avec Carla Bruni ou en train de donner des sussucres à la presse ébahie. Cette rupture , c'est celle du contrat de travail à l'ancienne, réaménagé selon les désidératas du Medef.
Un Medef qui a courageusement et victorieusement affronté les maugréments des syndicats. Syndicats qui une fois de plus ont reculé, actant qu'ils n'avaient pas le choix, prévenus que, de toute façon, accord ou pas, il y aurait une loi cadre.
Ils ont donc entériné le projet, une reculade de plus, cela devient une habitude, seule la CGT ayant refusé l'accord. Hypocritement, les autres syndicats ont botté en touche, ptétendant consulter leur base et se déclarer dans la semaine.
Ce que certains, Medef, gouvernement et la plupart des journaux ont pris, à juste titre, comme une capitulation en rase campagne. Une grande part de la presse parle,certes, d'accord mitigé, mais d'accord malgré tout. Niveau préparation psychologique, le terrain est dégagé, on peut passer par la voie parlementaire maintenant, officialiser la chose.
Alors, être moderne pour le contrat de travail, c'est quoi ? C'est d'abord introduire une nouvelle notion, celle de séparation à l'amiable, terme risible en vue l'atonie du marché de l'emploi, et ne tenant apparemment pas compte du lien de subordination qu'implique un contrat de travail. On pourrait dire que c'est bien, cela évitera les démissions suite à harcèlement et permettra au salarié de percevoir des indemnités chômage auxquelles il n'avait pas droit jusqu'à maintenant. Hum, c'est surtout un bon moyen d'en finir avec les procès, ce qui tombe bien, les Prud'hommes subissant quelques coupes franches (mais c'est certainement un hasard)...
Autre nouveauté (et nouveau cadeau), l'allongement de la période d'essai ainsi que l'intoduction d'une nouvelle notion celle de CDD à objet défini. Traduction en français courant, c'est l'adapatation à tous du régime de l'intérim.
En gage de bonne volonté, les anciens affidés du Baron Sellières ont consenti à ce que l'on octroit une petite prime aux chômeurs non indemnisés de moins de 25 ans ainsi que le maintien pour le salarié "librement parti"de ses droits formation acquis et ses diverses mutuelles et assurances (euh pendant un tiers de la période chômage, faut pas exagérer non plus).
Ce qui permet à la CFDT de prétendre sans rire avoir de "réels motifs de satisfaction" (tout en concédant quelques regrets, hey ho).
Voilà, la modernité, c'est donc l'intérim et la précarité généralisée, sauf pour le patronnat.
Flexsécurité à la française, oui, le flex, on voit bien mais la sécurité ? Enfin, prétendre mener une négociation quand on agite devant vous le spectre d'une loi couperet, c'est une méthode de concertation digne du Parrain (Chérèque et ses confrères ont ils reçus une tête de cheval ?).
Un Medef qui a courageusement et victorieusement affronté les maugréments des syndicats. Syndicats qui une fois de plus ont reculé, actant qu'ils n'avaient pas le choix, prévenus que, de toute façon, accord ou pas, il y aurait une loi cadre.
Ils ont donc entériné le projet, une reculade de plus, cela devient une habitude, seule la CGT ayant refusé l'accord. Hypocritement, les autres syndicats ont botté en touche, ptétendant consulter leur base et se déclarer dans la semaine.
Ce que certains, Medef, gouvernement et la plupart des journaux ont pris, à juste titre, comme une capitulation en rase campagne. Une grande part de la presse parle,certes, d'accord mitigé, mais d'accord malgré tout. Niveau préparation psychologique, le terrain est dégagé, on peut passer par la voie parlementaire maintenant, officialiser la chose.
Alors, être moderne pour le contrat de travail, c'est quoi ? C'est d'abord introduire une nouvelle notion, celle de séparation à l'amiable, terme risible en vue l'atonie du marché de l'emploi, et ne tenant apparemment pas compte du lien de subordination qu'implique un contrat de travail. On pourrait dire que c'est bien, cela évitera les démissions suite à harcèlement et permettra au salarié de percevoir des indemnités chômage auxquelles il n'avait pas droit jusqu'à maintenant. Hum, c'est surtout un bon moyen d'en finir avec les procès, ce qui tombe bien, les Prud'hommes subissant quelques coupes franches (mais c'est certainement un hasard)...
Autre nouveauté (et nouveau cadeau), l'allongement de la période d'essai ainsi que l'intoduction d'une nouvelle notion celle de CDD à objet défini. Traduction en français courant, c'est l'adapatation à tous du régime de l'intérim.
En gage de bonne volonté, les anciens affidés du Baron Sellières ont consenti à ce que l'on octroit une petite prime aux chômeurs non indemnisés de moins de 25 ans ainsi que le maintien pour le salarié "librement parti"de ses droits formation acquis et ses diverses mutuelles et assurances (euh pendant un tiers de la période chômage, faut pas exagérer non plus).
Ce qui permet à la CFDT de prétendre sans rire avoir de "réels motifs de satisfaction" (tout en concédant quelques regrets, hey ho).
Voilà, la modernité, c'est donc l'intérim et la précarité généralisée, sauf pour le patronnat.
Flexsécurité à la française, oui, le flex, on voit bien mais la sécurité ? Enfin, prétendre mener une négociation quand on agite devant vous le spectre d'une loi couperet, c'est une méthode de concertation digne du Parrain (Chérèque et ses confrères ont ils reçus une tête de cheval ?).
Publicité