La baisse dans les sondages virera-t-elle en guerre des égos ?
Il semble bien que la marche triomphale du sarkozysme en action, ce truc que l'on n'a finalement jamais réellement défini si ce n'est qu'il contenait beaucoup de moi je, soit quelque peu ralentie. le volontarisme si souvent proclamé et célébré du président à talonnettes se heurtant quelque peu aux difficultés du réel. Les incantations de Guaino et les interviews gentillettes du binôme choc et toc Chabot/d'Arvor ne suffisent plus à faire illusion.
Les sondages le montrent, les français se réveillent doucement et se rendent comptent que, bien qu'il affectionne particulièrement Dysneyland, leur nouveau président ne va pas les emmener au pays des bisounours comme il l'avait promis pendant la campagne.
Après un joli état de grâce, on parlerait même d'hébétude, le réveil est difficile pour ceux qui se sont laissés berner par la musique martiale du conducator. Non, il n'a pas été chercher la croissance partout avec ses petits bras musclés, ou alors cette croissance a fui encore plus vite que Cécilia, on la cherche toujours. Lagarde ou Fillon croient l'avoir aperçue, du moins c'est ce qu'ils disent. Le pouvoir d'achat, euh, ben quoi, qu'est ce qu'il a le pouvoir d'achat ? Ben, pas grand chose justement...
La campagne est finie, on ne rase plus gratis, et une fois les caisses vidées par la nécessité impérieuse de faire des cadeaux aux petits copains du CAC40, les marges de manoeuvre sont très limitées, c'est Zébulon lui même qui le dit. Un Zébulon qui, selon les dires de ses collaborateurs serait encore plus colérique et nerveux que d'habitude. Finie la zénitude cool cool lexomil, heureusement qu'il y a Carla et les vacances de luxe pour récompenser le petit grand homme de tous ses efforts.
Il y en a un par contre qui est content apparemment. Le droopy sarthois sort de sa réserve, la mèche en bataille, l'oeil encore un peu hagard - il était quand même en coma dépassé depuis plus de 6 mois- notre ami Fillon semble se dire qu'après tout, lui aussi a le droit de brasse de l'air et de lancer des phrases creuses devant les caméras.
Sarkozy le laisse d'ailleurs volontiers faire, c'est bien de rappeler aux français, braves bêtes, qu'il y a un gouvernement. Avec un peu de chance, l'échec retombera sur sa nullitude, en aucun cas sur celle du grand sachem, euh, Cheval Fougueux on l'appelle (et c'est même pas une mauvaise blague).
On trouvera bien quelqu'un, de préférence à gauche, c'est plus glamour et ça permet de ressortir la litanie de l'ouverture, pour succéder à tous ces "nuls" et ces "incapables", les vocables préférés de Sarko, dit-on. Lang est sur la ligne de départ et Rocard semble vouloir se placer, n'hésitant pas à flinguer Royal alors qu'on ne lui a rien demandé.
Les ministre eux mêmes se tirent dans les pattes, approche des municipales et possible remaniement à la clé aidant. Bref, c'est la guerre des égos, à tous les étages du gouvernement et la guerre à Ségo dans l'opposition.
Gouverner le pays ou émettre des propositions, vous n'y pensez pas, tout ce qui compte, c'est la place sur la photo, ma tronche dans Paris Match. Toute une classe politique atteinte du syndrôme d'Iznogood. Pour le reste, vous n'avez qu'à travailler plus
Les sondages le montrent, les français se réveillent doucement et se rendent comptent que, bien qu'il affectionne particulièrement Dysneyland, leur nouveau président ne va pas les emmener au pays des bisounours comme il l'avait promis pendant la campagne.
Après un joli état de grâce, on parlerait même d'hébétude, le réveil est difficile pour ceux qui se sont laissés berner par la musique martiale du conducator. Non, il n'a pas été chercher la croissance partout avec ses petits bras musclés, ou alors cette croissance a fui encore plus vite que Cécilia, on la cherche toujours. Lagarde ou Fillon croient l'avoir aperçue, du moins c'est ce qu'ils disent. Le pouvoir d'achat, euh, ben quoi, qu'est ce qu'il a le pouvoir d'achat ? Ben, pas grand chose justement...
La campagne est finie, on ne rase plus gratis, et une fois les caisses vidées par la nécessité impérieuse de faire des cadeaux aux petits copains du CAC40, les marges de manoeuvre sont très limitées, c'est Zébulon lui même qui le dit. Un Zébulon qui, selon les dires de ses collaborateurs serait encore plus colérique et nerveux que d'habitude. Finie la zénitude cool cool lexomil, heureusement qu'il y a Carla et les vacances de luxe pour récompenser le petit grand homme de tous ses efforts.
Il y en a un par contre qui est content apparemment. Le droopy sarthois sort de sa réserve, la mèche en bataille, l'oeil encore un peu hagard - il était quand même en coma dépassé depuis plus de 6 mois- notre ami Fillon semble se dire qu'après tout, lui aussi a le droit de brasse de l'air et de lancer des phrases creuses devant les caméras.
Sarkozy le laisse d'ailleurs volontiers faire, c'est bien de rappeler aux français, braves bêtes, qu'il y a un gouvernement. Avec un peu de chance, l'échec retombera sur sa nullitude, en aucun cas sur celle du grand sachem, euh, Cheval Fougueux on l'appelle (et c'est même pas une mauvaise blague).
On trouvera bien quelqu'un, de préférence à gauche, c'est plus glamour et ça permet de ressortir la litanie de l'ouverture, pour succéder à tous ces "nuls" et ces "incapables", les vocables préférés de Sarko, dit-on. Lang est sur la ligne de départ et Rocard semble vouloir se placer, n'hésitant pas à flinguer Royal alors qu'on ne lui a rien demandé.
Les ministre eux mêmes se tirent dans les pattes, approche des municipales et possible remaniement à la clé aidant. Bref, c'est la guerre des égos, à tous les étages du gouvernement et la guerre à Ségo dans l'opposition.
Gouverner le pays ou émettre des propositions, vous n'y pensez pas, tout ce qui compte, c'est la place sur la photo, ma tronche dans Paris Match. Toute une classe politique atteinte du syndrôme d'Iznogood. Pour le reste, vous n'avez qu'à travailler plus
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