Christine Ockrent, directrice générale de France Monde
Bon, on va faire dans le léger aujourd'hui, dans le quasiment people. Le mélange des genres, si familier entre la politique et la télé, le débat d'idées et la staracadémisation. Logique, Christine Ockrent est la compagne du symbole de ce genre de mélange, Bernard Kouchner, un tiers mondiste, deux tiers mondain comme on le surnommait méchamment.
La Reine Christine viendrait donc d'obtenir une jolie promotion. Directrice Générale de France Monde. Ok, sa carrière est exemplaire et plaide pour elle, elle possède certainement toutes les qualifications nécessaires au poste. Journaliste reconnue, ayant exercé à l'étranger, star du 20 h à une époque, Ockrent est une icône du PAF. La retrouver à la direction d'une chaîne n'est pas illogique, d'autres journalistes ont obtenu (obtenu étant utilisé sciemment) la direction de chaînes de télé. On pourrait citer Cavadda, De Carolis. Tous des pros, oui, surtout des gens ayant une grande proximité avec les pouvoirs qui les ont nommés.
Alors, Christine Ockrent, icône méritante du PAF, illustration des victoires féministes ou de la parité , ok, mais l'aura de M'ame Chrissine a quelque peu pâlie ces dernières années, notamment avec les affaires de ménages que l'on a pu voir surgir dans la presse. Euh, tention, je ne dis pas que Christine fait le ménage à France 3 pour arrondir ses fins de mois. Non, pour arrondir ses fins de mois, elle anime occasionnellement quelques colloques médéfiens ou autres, pour des sommes loins d'être modestes...La déontologie ? Euh, quand on s'appelle Christine Ockrent, on donne des leçons de déontologie, on n'en reçoit pas. On parle quand même de quelqu'un qui n'a pas hésité à régler de vieux comptes avec Françoise Giroud, sitôt celle-ci décédée. Ah, attention, Rama Yade pourrait parler de charognards, mais je ne le ferai pas. Le terme convient, mais on pourrait l'assimiler à de la diffamation. Risqué de nos jours ce genre de choses.
On a également quelque peu douté de l'impartialité de son émission du dimanche soir. Un des exemples les plus flagrants étant le ton de cette émission pendant la campagne du TCE. Récemment, on s'est inquiété aussi de sa proximité avec le pouvoir. Eh oui, une épouse de ministre est-elle réellement objective. Pas grave, d'un geste auguste, Christine balaye tout ça. Bêtises colportées par des aigeis et des jaloux, on ne saurait la soupçonner. D'ailleurs, si elle et son porteur de sac de riz préféré étaient en Égypte en même temps que le résident de l'Élysée, c'était un pur hasard.
Hasard aussi qu'elle obtienne maintenant ce genre de poste. Comme je le disais, il est évident qu'elle a les compétences pour mais il ya quand même comme un fumet de copinage et de favoritisme. Services rendus, oh la , comme vous y allez.
C'est marrant, nos décomplexés n'ont cessé, toute la campagne durant, de nous parler de méritocratie...Et, à quoi assiste-t-on aujourd'hui ? À l'entrée en politique aux Cantonnales de Monsieur Fils (Jean S., le gars du scooter), à l'attribution d'un poste important à l'épouse du Ministre des Affaires Étrangères (parait que c'est le titre de Kouchner). Alors, népotisme, je vois, favoritisme, clientélisme, idem, mais méritocratie ? La nomination de Rachida Dati ministre peut être ? Même pas. Bon vouloir du nouveau roi et de son épouse de l'époque, le tout sur fond de coup médiatique.
C'est clair, on est à Versailles et les courtisans se bousculent. Mesdames, Messieurs de la Cour, le Roi Sarkozy vous invite à assister à son royal (!) lever, ou jogging, ou speech qui ne veut rien dire et interview de complaisance, au choix. Croire en l'indépendance des médias après ça ? Bof, pas trop, non.
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