Sarkozy, Lagarde, des discours à géométrie variable
Bon, dire de politiciens professionnels qu'ils pratiquent l'art du double discours, du rétro pédalage artistique et de la langue de bois oscarisée, ça relève du pléonasme, mais les deux cités dans le titre se livrent à un joli exercice de style ces temps ci.
Commençons par Lagarde, elle ne sera peut être plus là très longtemps (je la regreterai alors, elle est très drôle). Première gaffe, elle nous assure, croix de bois, croix de fer, m'en fous Benoit m'a fait une dispense que l'inflation alimentaire ou tout au mons visible en grande distribution ne serait que de 5 %. D'où un grand "Gné ?" généralisée dans la presse. Ah, non, même pas, c'est moins intéressant qu'une saillie devedjianesque le niveau de l'inflation, soit. Bon, c'est une belle preuve de "foutage de gueule caractérisé" mais on n'est pas, là, dans le double discours.
Le double discours de Lagarde vient quand on nous annonce que le fameux livret "Spécial Pauvres " mais faut pas l'appeler comme ça est retoqué, annulé même. En théorie, oui, ce projet passe à la trappe. les diverses associationbs ont fait pression, forçant même le discret Monsieur Hirsch, acteur en ce moment du bidonnesque Grenelle de l'insertion sur le net, à se réveiller et à monter au créneau. Tout ce beau monde en vient donc à faire le siège du bureau du si nouvellement courtisé François Fillon.
Un Fillon qui se dit qu'il y a assez de problèmes en ce moment sans en rajouter et qui décide donc de ne pas donner son aval à Christine Lagaffe. Le projet est enterré. Victoire, alors ?
Euh, non, ce serait trop simple. Malgré des funérailles presques officielles, le livret vivra, au moins officieusement, l'obligation pour la banque postale d'acueillir les "populations modestes" étant maintenue tandis que les banques traditonnelles se voientt juste demander de faire un effort en matière d'accès aux services bancaires. Rappelons juste que cet accès est déjà prévu dans les textes, quel besoin de le redememander aux banques ? Donc pour ne pas froisser les suceptibilités, le ghetto à fauchés est annulé mais existera quand même. Et l'essentiel, surtout, les banques pourront s'emparer du magot convoité, c'est pas beau, ça ?
Allez, un peu de Sarkozy, maintenant ? Non, je ne me demanderai à nouveau, ou comme d'autres, si notre bien aimé président a des soucis psychologiques, l'amenant du jour au lendemain à dire tout et son contraire. Sinon, il faudrait constater une aggravation de son état, les déclarations contradictoires ne se suivant plus d'un discours à l'autre mais apparaissant désormais dans les mêmes speechs et interviews. Sans doute la pression trop grande de ces élections.
Pourtant, ce sont justes des élections locales, oui, mais qui peuvent revêtir des caractéristiques nationales. Donc, on s'en fout , les français ont voté pour un programme en mai 2007, on l'appliquera, sans changement. Mais, on pourra malgré tout tenir compte du résultat et faire les aménagements nécessaires...
Comment ça, n'importe quoi ? Je me contente juste de retranscrire quelques déclarations sarkoziennes du jour, c'est tout !!!
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