Travail le dimanche, Chatel en remet une couche
2008 n'est pas encore tout à fait terminée, il est encore temps pour certains de se faire remarquer. C'est certainement ce qu'essaie de faire Luc Chatel, essayant de se démarquer de la concurrence, pourtant féroce au sein de l'UMP, pour le titre de l'auteur de la déclaration la plus débile de l'année.
Il est vrai qu'au pays des Morano, Lefebvre et autres Darcos, c'est dur de surnager. En plus, il faut raconter n'importe quoi mais surtout, le faire savoir au Chef, car l'essentiel c'est de plaire à Sarkozy.
On sait que le nanoprésident fait du travail le dimanche une affaire personnelle, qui'il digère d'ailleurs très mal que des godillots s'opposent à lui. La reculade et le report du débat sont mal vécues par l'homme aux talonnettes, alors Chatel arrive, se disant qu'un bon coup de langue bien placé peut toujours servir et nous révèle que " il y a urgence", les salariés (chiffrés à 20 000 par le maire de Chaumont) travaillant le dimanche étant "dans l'incertitude pour leur contrat de travail".
Diantre, on sent le type concerné, larme à l'oeil, tripe nouée par cette douloureuse incertitude qu'il ressent lui aussi (qu'est ce que je vais faire après le remaniement ?). Chatel, un droitiste avec du coeur, sauf que les salariés subissant déjà ce travail dominical ne verront pas leur situation s'améliorer si une nouvelle loi passe?
Pour certains, cerla ne changera absolument rien, pour d'autres, les rares bénéficiant du dimanche payé double, verront cet avantage se faire grignoter, rattraper par la banalisation de ce qui était jusqu'ici une situation exceptionnelle (dérogations and co).
Mais, ça, Chatel l'ignore délibérément et nous sort sa propagande toute faite. Un jour de plus à consommer par semaine, pour ceux qui ne trimeront pas, est vraiment utile quand cette même consommation se ramasse déjà. Vivent dans un autre monde les droitistes.

En attendant, Chatel, la vente liée, sur laquelle tu as fait mine de légiférer, continue comme si de rien n'était, mais là, mutisme total.
Publicité