Thibaut et les Croisades ?
Difficile de parler d'autre chose aujourd'hui .
Eh, oui, braves français tfhainisé, vous êtes pris en otage, selon l'expression ressassée si souvent qu'elle en est en devenue un slogan, un véritable jingle précédant généralement la tête de Pernaut annonçant un micro trottoir bien orienté.
On nous abreuve tous les jours de chroniques, de flashes et de réactions "à chaud sur le terrain, les pensées du français lambda" (non, Maurice, ce n'est pas une danse pseudo brésilienne) aussi prévisibles qu'un discours d'Arlette Laguiller, bien qu'opposés totalement sur le fond.
Donc, les cheminots fainéants, pléonasme, les fonctionnaires planqués, re pléonasme, bloquent la France et les vaillants travailleurs du privé, pressés de relancer la croissance.
Analyse à courte vue. Ces secteurs sont les seuls maintenant à être assez unis, puissants ou syndiqués pour faire grève. La grève, le privé y a renoncé depuis bien longtemps sous les pressions ;
Du reste, un débrayage dans une petite boîte privée ne saurait avoir l'impact d'un mouvement comme celui qui se déroule aujourd'hui. Alors oui, il y a du corporatisme, suffit de voir les réactions des différents leaders syndicaux, pensant plus à gérer leurs intérets qu'autre chose. Oui, des gens seront gênés pour se rendre à leur travail et oui, ça peut agacer.
Mais, c'est un piège grossier tendu par le gouvernement, à grand renfort de rodomontades du petit cow boy de l'Elysée et de déclarations à l'emporte pièces de François Fillon, "Droit dans sa mèche" comme Juppé droit dans ses bottes en 95.
On chauffe l'opinion à grand coup de "on ne cèdera pas à la rue", de refus de réunions (Xavier Bertrand) et là, aujourd'hui, hop, les négociations reprennent...Vraisemblablment avant d'échouer, faute des syndicats nous apprendra-t-on...
Le problême n'est même plus les régimes spéciaux, il est celui du droit du travail et de son futur démantèlement. Si les syndicats et les grêvistes perdent, il n'y aura plus de remparts et on pourra, à la grande joie des néocons, enfin vivre les fastes de l'Angleterre thatchérienne.
Mais, difficile d'en appeler à une solidarité quelconque quand Sarkozy et ses séides dressent les français les uns contre les autres, catégories contre catégories. L'exemple le plus lamentable étant ces étudiants anti blocage (présentés comme tels mais encartés à droite) applaudissant au tabassage de leurs camarades d'amphi par les CRS.
On vit une époque formidable.
Eh, oui, braves français tfhainisé, vous êtes pris en otage, selon l'expression ressassée si souvent qu'elle en est en devenue un slogan, un véritable jingle précédant généralement la tête de Pernaut annonçant un micro trottoir bien orienté.
On nous abreuve tous les jours de chroniques, de flashes et de réactions "à chaud sur le terrain, les pensées du français lambda" (non, Maurice, ce n'est pas une danse pseudo brésilienne) aussi prévisibles qu'un discours d'Arlette Laguiller, bien qu'opposés totalement sur le fond.
Donc, les cheminots fainéants, pléonasme, les fonctionnaires planqués, re pléonasme, bloquent la France et les vaillants travailleurs du privé, pressés de relancer la croissance.
Analyse à courte vue. Ces secteurs sont les seuls maintenant à être assez unis, puissants ou syndiqués pour faire grève. La grève, le privé y a renoncé depuis bien longtemps sous les pressions ;
Du reste, un débrayage dans une petite boîte privée ne saurait avoir l'impact d'un mouvement comme celui qui se déroule aujourd'hui. Alors oui, il y a du corporatisme, suffit de voir les réactions des différents leaders syndicaux, pensant plus à gérer leurs intérets qu'autre chose. Oui, des gens seront gênés pour se rendre à leur travail et oui, ça peut agacer.
Mais, c'est un piège grossier tendu par le gouvernement, à grand renfort de rodomontades du petit cow boy de l'Elysée et de déclarations à l'emporte pièces de François Fillon, "Droit dans sa mèche" comme Juppé droit dans ses bottes en 95.
On chauffe l'opinion à grand coup de "on ne cèdera pas à la rue", de refus de réunions (Xavier Bertrand) et là, aujourd'hui, hop, les négociations reprennent...Vraisemblablment avant d'échouer, faute des syndicats nous apprendra-t-on...
Le problême n'est même plus les régimes spéciaux, il est celui du droit du travail et de son futur démantèlement. Si les syndicats et les grêvistes perdent, il n'y aura plus de remparts et on pourra, à la grande joie des néocons, enfin vivre les fastes de l'Angleterre thatchérienne.
Mais, difficile d'en appeler à une solidarité quelconque quand Sarkozy et ses séides dressent les français les uns contre les autres, catégories contre catégories. L'exemple le plus lamentable étant ces étudiants anti blocage (présentés comme tels mais encartés à droite) applaudissant au tabassage de leurs camarades d'amphi par les CRS.
On vit une époque formidable.
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