Extrêmiste de la laicité ? Gné ?

Publié le par Rébus


 Pour ceux à  qui cela aurait échappé, le Panzer Pape est en France. Le chanoine des latrines, Nicolas Sarkozy est tout émoustillé de recevoir Benoit XVI.

 Entre réacs, c'est connu, on se comprend. Du coup, toute la problêmatique de la "laicité positive", concept sarkozien repris en choeur alors qu'il ne signifie rien (voir ici, et par exemple) a refait surface.

 Pour pousser le bouchon plus loin, voici un nouveau truc. Cette fois, c'est Nathalie Kosciusko Morizet qui s'y colle. Il y a quelques temps, elle avait, par des remarques peu amènes (ça tombe bien non ?) quelque peu irrité les nerfs délicats de ces collègues UMPistes. Désireuse de rectifier le tir, elle abonde donc dans le sens du petit chef, introduisant une notion d'intégrisme propre à la laicité.

 Pour elle la "laicité positive" doit "être quelque chose de serein" et on "doit pouvoir admettre le rôle social ou moral de la religion".

 Ah, et, que fait-on quand on n'est pas religieux ou croyant du tout, on encaisse sans broncher les attaques répêtées des porteurs de croix, kippa, voiles, et autres. Intégriste de la laicité, l'est on quand on demande à ce que l'État veille à la stricte séparation des religions et de l'État, à ce que le privé , au niveau religieux, n'interfère pas sur le public ?

 Se choquer d'un président aux signes de croix ostensibles et répétés ou, par le passé, de mairies affichant leur deuil du précédent pape, est ce être intégriste de la laicité ?

 Dans ce cas, ok, je suis intégriste de la laicité, et fier de l'être.

 La laicité positive permettait d'entr'apercevoir, par effet inverse une laicité négative, là, on verse presque dans le terrorisme, au moins moral, avec cette invention d'intégrisme laic. L'usage intrensif de la méthode Lefebvre (le commmunicant pas le monsignor) fait des ravages décidément
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A
Ah...
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Z
Sarkozy ne mène pas une politique de droiteCertains s’étonnent de voir des hommes et des femmes du centre, du<br /> centre gauche, voire même de gauche soutenir l’action de Nicolas<br /> Sarkozy. Jugeant parfois cela inconcevable et scandaleux, ils se<br /> laissent aller à accuser ceux qui font ce choix d’être des naïfs qui se<br /> laissent berner, ou des ambitieux sans convictions qui se laissent «<br /> acheter ». A l’évidence, il existe d’autres explications. Tout d’abord on peut faire observer que le clivage entre gauche et<br /> droite n’est sans doute plus, aujourd’hui, aussi discriminant. Certes<br /> les sensibilités de droite ou de gauche existent toujours mais elles<br /> apparaissent comme moins décisives dans les choix politiques, ou en<br /> tous cas, elles ne sont plus les seules. Le clivage essentiel<br /> aujourd’hui semble être celui qui sépare les réformistes qui veulent le<br /> changement et ceux qui choisissent l’immobilisme et le repli sur<br /> soi…..S’il y a des partisans de l’un et de l’autre aussi bien à droite<br /> qu’à gauche, force est de reconnaître que Nicolas Sarkozy se place<br /> résolument dans le camp du changement et ceux qui, à gauche, le<br /> soutiennent, le font d’abord pour cette raison, ne pouvant plus<br /> accepter le conservatisme de la gauche institutionnelle et du PS en<br /> particulier. Mais, nous dira t-on, il n’en reste pas moins que Nicolas Sarkozy est<br /> de droite, qu’il se revendique comme tel et donc par définition sa<br /> politique ne peut être qu’une politique de droite. Il est vrai que<br /> Nicolas Sarkozy s’affirme de droite. Sa tradition, ses réflexes,<br /> certaines de ses déclarations, ses méthodes parfois, sont d’un homme de<br /> droite. Pourtant, à bien y regarder, ses principales orientations et la<br /> plupart de ses décisions ne sont pas de droite, mais pourraient être<br /> qualifiées de progressistes, mises en œuvre par un gouvernement dont on<br /> ne peut que souligner l’ouverture et la diversité. La politique étrangère de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner n’est<br /> pas une politique de droite. Ils visent à une large « politique de<br /> réconciliation », et, tout en rejetant le suivisme, ils adoptent une<br /> attitude équilibrée et plus constructive que celle de la droite<br /> traditionnelle vis-à-vis des Etats-Unis, dont ils accompagnent la lutte<br /> contre le terrorisme. Les efforts déployés pour le Darfour ou pour<br /> contribuer à régler la crise libanaise, le projet d’une « Union Pour la<br /> Méditerranée », l’action pour la paix au Moyen-Orient passant par les<br /> contacts avec la Syrie, l’élaboration, la signature et la ratification<br /> du traité « simplifié » de Lisbonne qui relance l’Europe (sous réserve<br /> qu’une solution soit trouvée pour l’Irlande) et rend à la France toute<br /> sa place dans l’Union, traduisent des changements heureux dans la<br /> politique de la France et peuvent être largement soutenus, que l’on<br /> soit du centre ou de gauche. La politique intérieure est également une politique novatrice,<br /> réformiste, dépassant les clivages traditionnels et ne peut être<br /> qualifiée de politique de droite. C’est d’abord le Grenelle de l’environnement qui a permis le lancement<br /> de mesures ambitieuses et de long terme favorables à l’environnement et<br /> au développement durable et dont on commence à voir (malgré<br /> l’opposition d’une partie de la majorité de droite) les premières<br /> concrétisations. C’est la volonté de moderniser l’Etat, de réformer son fonctionnement<br /> tout en veillant à préserver son rôle et son autorité, d’alléger son<br /> coût global (qui limite toute marge de manœuvre notamment sociale),<br /> tout en améliorant l’efficacité des services publics et le revenu des<br /> fonctionnaires, particulièrement celui des plus méritants et des plus<br /> productifs. C’est la réforme de l’école doit lui permettre d’être plus<br /> efficace, de limiter l’échec en accompagnant mieux les plus faibles et<br /> de rendre, à coût supportable, un meilleur service. C’est, toujours au<br /> bénéfice des plus faibles et des plus fragiles, la poursuite de la<br /> lutte contre la délinquance et l’insécurité. Ce sont les réformes sur l’autonomie des universités, sur le service<br /> minimum dans les transports et pour l’accueil à l’école, ou sur les<br /> retraites des régimes spéciaux, menées dans la concertation la plus<br /> large avec les organisations syndicales. C’est la « modernisation du<br /> marché du travail », pour laquelle le gouvernement s’en est remis à la<br /> négociation entre acteurs sociaux et qui a abouti à un accord qui va<br /> contribuer à rénover notre droit du travail et favoriser la croissance<br /> et l’emploi. Cette méthode de rénovation sociale, qui est tout sauf une<br /> méthode de droite, se poursuit, et plusieurs négociations sont en cours<br /> entre acteurs sociaux, dont l’Etat devrait ratifier les conclusions. C’est la politique menée pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés<br /> par une plus grande liberté donnée au travail, par la défiscalisation<br /> des heures supplémentaires et leur meilleure rémunération, par les<br /> facilités accordées à l’accession au logement, par la possibilité de «<br /> monétiser » ses jours de RTT, le très important projet préconisant le<br /> développement de l’intéressement et de la participation, et incitant<br /> les entreprises à négocier des augmentations de salaires. C’est la<br /> décision d’augmenter fortement les petites retraites, l’allocation<br /> d’adulte handicapé, le minimum retraite pour les agriculteurs. C’est la<br /> politique visant à renforcer la concurrence commerciale pour faire<br /> baisser les prix, et lutter contre une inflation dont sont d’abord<br /> victimes les plus faibles. C’est une politique pour l’emploi qui vise à favoriser les créations de<br /> nouveaux emplois plutôt que la défense d’emplois obsolètes, qui<br /> encourage la recherche et l’innovation clés du développement et<br /> protection contre les délocalisations, une politique qui responsabilise<br /> les acteurs, qui permet un meilleur suivi des demandeurs d’emploi par<br /> l’unification de l’ANPE et de l’Unedic, c’est aussi et surtout la<br /> généralisation du RSA (réforme emblématique de gauche) et son<br /> financement par une taxe sur le capital….. C’est aussi, dans le domaine de l’immigration, la volonté de concilier<br /> une maîtrise des flux migratoires avec le développement d’une<br /> immigration du travail coordonnée avec une politique de<br /> co-développement basée sur des accords de plus en plus nombreux avec<br /> des pays d’Afrique, une véritable intégration, et un plan ambitieux<br /> pour les quartiers difficiles (où depuis des années, la gauche et la<br /> droite ont concentrés les immigrés…)… C’est la réforme des institutions, qui permet d’élargir la démocratie,<br /> d’ augmenter les pouvoirs du Parlement et de mieux encadrer ceux du<br /> Président… Voilà quelques bonnes raisons, parmi d’autres, pour que des<br /> responsables, des militants, des citoyens à la sensibilité de gauche ou<br /> de centre gauche, réformistes, refusant le sectarisme comme le<br /> conservatisme, n’aient aucune difficulté à soutenir l’action du<br /> Président de la République et à agir au sein de la majorité<br /> présidentielle. Ils peuvent, sur certains points, devant certaines<br /> attitudes, éprouver des réticences, mais ils en éprouveraient tellement<br /> plus si c’était le programme de la gauche qui devait s’appliquer ! Tout<br /> en accordant leur soutien à la politique suivie comme aux réformes<br /> entreprises, ils ont également l’ambition et la volonté d’influer sur<br /> les décisions à venir en contribuant à ce qu’elles prennent toujours<br /> davantage en compte la solidarité, l’équité et la lutte contre les<br /> inégalités …
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Z
Dimanche dernier il y avait trois élections partielles, toutes trois gagnées par la majorité présidentielle : Une élection législative à Chartres où l'UMP reprend un siège de député au PS. Deux cantonales partielles, gagnées par la majorité présidentielle sur le PS, dont une dans un canton appartenant au PS Je ne sais si le PS est solide mais il vient de perdre dimanche dernier, un siège de député et un siège de conseiller général! Un PS solide comme ça, Sarkozy en redemande.
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A
Mon avis :c'est une vieille technique des didacteurs qui font croire à leurs peuples que c'est Dieu qui est responsable de tout, pas eux...
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L
Il me semble, en plus, que la presse ne cherche pas trop à critiquer le prétendu "concept". Plus facile (et moins dangereux) d'accuser le pape d'être un danger pour la laïcité (c'est un pape, il est religieux, c'est plutôt logique...) que de s'en prendre à Sarkozy qui, lui, la piétine avec délectation!
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