L'enterrement discret de l'euthanasie
Actu chargée aujourd'hui... Que dire pour un blogger en attente de Wikio, perplexe devant les démêlitudes Sarkozy/Villepin, se demandant où diable est Mumbay, si ça a un rapport avec la bite de Zemmour et la famine, l'annonce des combats de Carla Bruni Sarkozy, chanteuse à positionnement politique variable, les 20 ans du RMI et le retour sur les planches de Rocard, ou Devedjian éventuellement à Matignon ? Sans parler des CRS contenant les premiers "heureux bénéficiaires" du Dalo...
Bref, Yoda sentait qu'une grande confusion régnait dans la force et avait perdu le numéro d'Obi Wan Kénobi. Grande était la tentation de sombrer du côté obscur et de s'engager, comme d'autres, sur la voie de la flemmitude. Et là, au détour d'un lien, cet entrefilet sur l'euthanasie...
Mais bon sang, c'est bien sûr, voilà le sujet idéal. Belle manière de montrer sa belle humanité tout en la drapant d'un titre délicieusement ironico/cynique, dandy trash attitude, tout qui va bien...
Tout ce bla bla pour dire que la France, le pays du TGV, a encore un train de retard sur la modernitude. Après de furieuses réflexions, un quarteron de députés de multiples chapelles a décidé, courageusement de ne rien décider. L'euthanasie ne sera pas légalisée, aussi émouvantes qu'aient pu être les affaires Sébire ou Humbert.
Mission parlementaire qui accouche d'une souris et quelques placébos tels que cette perle de fauxcuserie digne d'un rappot onusien.
La mission recommande "de renforcer les droits du malade, d'aider les médecins à mieux répondre aux enjeux éthiques du soin et d'adapter l'organisation de notre système de santé aux problèmes de la fin de vie", selon le rapport dont Reuters a obtenu une copie.
"Convaincue de la nécessité de développer la solidarité de tous envers les patients en fin de vie, la mission préconise de mieux faire connaître la loi", précise-t-il.
Les députés proposent la création d'un "congé d'accompagnement de fin de vie rémunéré" pour un proche du malade ou bien encore la mise en place de médecins référents pour les soins palliatifs dans chaque département.
Ils préconisent la création d'un Observatoire des pratiques médicales de la fin de vie, "chargé de diffuser l'information sur la loi et d'en étudier l'application" et suggèrent que le monde judiciaire ait une meilleure connaissance des enjeux éthiques et juridiques liés à la fin de vie.
Notons que Gaetan Gorce, membre de cette mission Léonetti, semble se désolidariser quelque peu de ses petits camarades et en appelle à "une formule d'exception" dans des cas comme l'affaire Sébire.
Curieux quand même cette propension chez nos libéraux (pas Gorce, il est PS) à brandir la liberté dans tous leurs discours pour justifier leurs (ex)actions et à refuser la liberté supre, celle de décider soi même de sa vie ou de sa mort.