La récession va-t-elle aussi frapper l'indemnisation chômage
ben oui ma bonne dame, les temps sont durs pour tout le monde. Surtout pour le patronnat, le pauvre, qui voit un gouvernement ami louvoyer sur des sujets qui lui tiennent à coeur.
Oh bien sûr, on va accorder cette formidable liberté de travailler le dimanche, ce qui fait plaisir à la petite Laurence Parisot, on a enterré ou presque les 35 h, cette infâme saloperie socialo communiste.
mais bon, y a encore du boulot ( quoi le chômage augmente, et alors, ce n'est pas le probleême du medef quand même). Le SMIC est encore là, 70 ans c'est un peu tôt pour la retraite, va encore falloir pousser et ces salopards de l'UMP, les traîtres ont repoussé hypocritement l'amendement de ce bon Marini.
Bon, nous Medefiens sommes en colère et on va profiter de l'abstention massive aux prud'hommales. Vous n'avez pas été voté, bien, on va le faire pour vous. face à des syndicats qui ne pèsent rien ou presque, quand ils ne sont pas carrément nos idiots utiles (comme la CFDT), on est bien placés pour mettre la pression.
Et, dans la ligne de mire, hop, on a ces faignasses de chômeur, suffit de les payer grassement à rein foutre, faut remédier à ça.
Trouvé sur Actuchômage
Les élections prud'homales passées, les négociations interprofessionnelles s'accélèrent. Après s'être déjà vus vendredi sur l'assurance-chômage et avoir pour la première fois discuté sur la base d'un projet patronal précis, les partenaires sociaux se retrouveront dès demain pour une nouvelle séance. Et aujourd'hui, ils doivent poursuivre les discussions sur la formation professionnelle, là aussi sur la base d'un projet de texte patronal étoffé.
Après avoir, ces derniers mois, compliqué la tâche aux partenaires sociaux en multipliant les recommandations dans le cadre de ces négociations, Nicolas Sarkozy leur a cette fois donné du grain à moudre en annonçant, jeudi dans le cadre du plan de relance de l'économie, l'octroi de 500 millions d'euros pour renforcer la politique de l'emploi. Une partie de cette somme viendra alimenter l'extension du contrat de transition professionnelle (CTP) et une autre complètera la convention de reclassement personnalisée (CRP) proposée par l'Unedic aux licenciés économiques des PME. Ce dispositif arrive à expiration à la fin du mois et les partenaires sociaux, sommés par le chef de l'Etat de le relancer et de le développer, ont commencé à en discuter vendredi. A l'Elysée, on précise que « plus de 100 millions d'euros » seront consacrés à la CRP, et plus précisément à l'amélioration du suivi des chômeurs concernés. A charge pour l'assurance-chômage d'améliorer leur indemnisation. En revanche, dans l'entourage du président, on se refuse à toute précision sur l'effort que consentira l'Etat pour améliorer le chômage partiel, comme pour accompagner l'effort de formation vers les publics les plus en difficulté, que l'exécutif veut renforcer. Les partenaires sociaux devraient recevoir cette semaine une lettre du gouvernement leur précisant ses intentions.
Filière unique
Quoi qu'il en soit, les négociations s'annoncent ardues, notamment sur l'assurance-chômage. Le projet patronal a été très fraîchement accueilli, vendredi, par les syndicats. S'il reste muet sur la question des cotisations, ce texte, qui propose d'instaurer une filière unique d'indemnisation, prévoit de réduire les durées d'indemnisation. Il fixe leur maximum à 18 mois (23 mois actuellement) pour les moins de 50 ans, et à 30 mois (36 mois actuellement) pour les chômeurs âgés, dont l'âge minimum serait relevé de 50 à 55 ans. Le texte prévoit aussi, notamment, le versement d'une prime forfaitaire aux jeunes ayant travaillé quatre mois dans les douze derniers mois, mais cette prime serait remboursable sur les premières indemnités chômage classiques.
(Source : Les Echos)
NDLR : On rappelle que la Commission européenne, le 26 novembre dernier, a présenté des propositions de relance pour faire face à la récession en exhortant les gouvernements à les concrétiser. Parmi ces mesures figurent l'augmentation temporaire des allocations chômage ou/et l'allongement temporaire de leur durée.