L'ambiance pas au beau fixe entre El Gringo, Jean Pierre Raffarin et la Madonne du Poitou a carrément virée à l'affrontement ouvert ces derniers temps.
Le sénateur,qui se rêve dégommant Poncelet, ne perd pas une occasion de se mettre en avant. Se ridiculisant en Chine où il s'était reconverti en paillasson, puis attaquant Royal, la traitant de délinquante sociale, sans tenir compte du contexte de l'affaire, ni de l'attendu des jugements.
Alors oui, Royal a été condamnée...Condamnée à verser la somme que les deux parlementaires plaignantes avaient refusées 10 années plus tôt. On peut s'étonner de la lentreur de la procédure, pour un résultat qui avait déja été accordé puis refusé par les plaignantes, passées entre temps à l'UMP.
Instrumentalisation ? Possible, cette affaire avait ressurgie par miracle suite à un brulôt publié à charges par une des ex collaboratrices de la patronne de Désirs d'Avenir qu'elle comptait apparemment ramener au passé.
Comme on le sait, les élections se sont mal passées pour Royal, mais elle peut toujours représenter une menace, ou tout au moins, l'attaquer, c'est attaquer la gauche en jetant le discrédit et les accusant de faire peu de cas des valeurs sociales qu'ils prônent.
Bien que la pente soit forte, le baudet du Poitou passe à l'attaque contre celle qui a osé l'éjecter et l'accuse donc de délinquance sociale. Un peu fort comme terme. Sarkozy s'empare de l'affaire et déclenche le scandale que l'on sait en accusant la presse de ne pas avoir assez relayé cette condamnation (pas plus qu'elle ne lui avait rappelé de présenter sa feuille d'impôt mais c'est une autre histoire).
La Jeanne d'Arc du PS refuse d'aller au bûcher. Après quelques prières milanaises qui lui font attaquer Paris Match (journal de Arnaud Lagardère entièrement dévoué à Sarko 1er), elle attaque Raffarin en diffamation et en profite pour glisser perfidement que, cet adepte du serrage de ceinture pour les autres et des coupes sombres dans les crédits, fait payer appartement parisien de la Rue de Vaugirard par la Région Poitou Charentes. Et toc, à la fin de l'envoi, je touche.
Pas un scoop, mais ayant retrouvé la vidéo qui avait disparue quelque temps, je la mets à disposition.
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